Éditorial

Respirer de la respiration du Christ…

Pour bien saisir ce que nous fêtons en ce week-end de la Pentecôte, je partirai volontiers de cette comparaison : celle de la naissance d’un nouveau-né. Le premier acte d’une vie qui naît à ce monde est une inspiration qui fait entrer l’air dans les petits poumons du nourrisson.
Ce souffle de vie pénètre alors le corps provoquant le déclic vital. Le petit être, jusqu’alors dépendant de sa mère, commence une existence humaine, autonome physiquement, même s’il aura encore besoin pour longtemps des soins constants de ses parents. En expulsant son premier souffle qui l’ouvre à la vie, il pousse son premier cri, sa première « parole », qui devient l’indice d’un premier passage à la Vie.
La Pentecôte est souvent comparée à une naissance : celle de l’Église qui naît à la vie « des hommes et des femmes de ce temps » vivants dans le monde.
Elle reçoit le souffle divin qui fait bouger, sortir et crier « Jésus-Christ est Seigneur ». Comme le souffle, la respiration fait venir à la vie le nouveau-né,
l’Esprit Saint fait venir à la vie en Jésus-Christ. Vous comprenez alors que l’Esprit Saint n’est pas à AVOIR, mais il est à VIVRE.
Recevoir l’Esprit Saint à la Pentecôte, c’est donc nous renouveler et respirer de la respiration même du Christ. Son air est toujours plein de fraîcheur !
Bonne et sainte fête de la Pentecôte !
Bertrand LENER, curé de votre paroisse