Entrez dans le mystère de Noël

La Crèche, c'est Jésus qui vient à nous

Selon l’évangile de Luc, Marie déposé l’enfant Jésus dans la mangeoire d’une étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge.
Le mot crèche désigne aujourd’hui toute représentation de la Nativité.
C’est au VIe siècle que l’on situe la première célébration de la nuit de Noël dans l’église de Sainte Marie à Rome, avec des statues de la Vierge Marie, de Joseph, de l’âne et du bœuf.

Selon la légende, François d’Assise “inventa” au 13e siècle la crèche vivante dans une grotte de Greccio en Italie, où les frères mineurs avaient établi un ermitage. Joseph, la Vierge Marie, les mages, les bergers, et les paysans étaient joués par les gens du village. Les animaux aussi étaient réels.

Thomas de Celano, le premier biographe de François, rapporte qu’il prêcha, durant la messe de Noël, et qu’on le vit se pencher vers la crèche et prendre un enfant dans ses bras.
Plus tard, on plaça un enfant dans la mangeoire.
Petit à petit, la coutume s’est répandue, sous l’influence des prédicateurs franciscains, surtout en Provence et en Italie.
Les premières crèches “en modèles réduits” firent leur apparition dans les églises au XVI siècle à Prague avec les Jésuites.

À la fin du XIXe siècle apparaissent les santons (de santouns : petits saints) façonnés dans l’argile, originaires de Provence. Ces figurines représentent tous les petits métiers traditionnels. Les habitants des villages ainsi représentés apportent le fruit de leur labeur à l’Enfant Jésus. Ces figurines sont venues enrichir le décorum de la crèche traditionnelle.
En Provence, durant les fêtes de Noël, la pastorale provençale est une pièce jouée et parlée. Elle raconte l’histoire de la nuit de noël. La plus célèbre signée par Antoine Maurel en 1844 fut écrite en provençal.
Il existe de multiples pastorales composées de saynètes parlées et chantées, mais celle signée par Maurel est interprétée chaque année à l’époque de Noël en Provence. Elle attire de nombreux provençaux, nostalgiques de la langue de Frédéric Mistral.

“Vous trouverez un nouveau-né dans une mangeoire”, annoncent les anges aux bergers (Luc 2, 12). Mais le détail n’est pas anecdotique et comme les icônes le montrent, mieux encore que les crèches, la mangeoire est plus qu’une mangeoire. Elle évoque déjà, discrètement, le tombeau. Et les icônes donnent aux langes de l’enfant l’aspect de bandelettes, comme pour mieux évoquer encore la mort de Jésus. Car si l’on célèbre la naissance de Jésus, c’est parce qu’il est le Sauveur, et que sa mort sur la croix a emporté la mort. Et là est au plus profond la source de l’immense joie de Noël. La naissance de Jésus ouvre à la vie plus forte que la mort. C’est aussi ce que nous fêtons à Noël.

 Sources LaCroix.com