Une Mission « Double face »

Nous la retrouvons dans la joie et la détresse

« Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. Soyez bien d’accord les uns avec les autres. N’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. »
Voilà des paroles de la lettre de saint Paul, apôtre aux Romains (12,15-16) qui peuvent bien illustrer notre mission « double-face ».
En effet, quelle joie quand nous accompagnons des couples vers le sacrement de mariage ou pour une demande de baptême pour leur enfant !
Quand nous rencontrons des personnes engagées dans le catéchuménat ou simplement qui nous partagent leur confiance en Dieu.
Mais quelle détresse aussi quand nous accompagnons, comme ce fut mon cas, les funérailles d’une jeune femme de 35 ans foudroyée par un cancer ou d’un jeune de 30 ans terrassé par un infarctus et que je devais marier quelques mois plus tard ! Cette dichotomie, nous la retrouvons aussi dans le dossier de ce numéro [Voir] consacré aux Jeux olympiques et paralympiques.
Quel bonheur indescriptible pour l’athlète ou l’équipe, qui gagne la médaille d’or ! Quelle détresse pour l’athlète, ou l’équipe, qui échoue pour quelques dixièmes de seconde ou pour un but ! Comment accompagner ces situations ?
Parcourez le dossier !
Notre mission « double-face », nous la retrouvons aussi, par exemple, dans la solitude de notre prière ou l’enthousiasme des grandes célébrations qui nous portent. Une solitude que nous pouvons ressentir quand nous prions la liturgie des Heures. Solitude toute relative, puisque nous sommes en union de prière avec tous ceux et toutes celles qui, comme nous, sont fidèles à ce rendez-vous avec le Seigneur. Enthousiasme des grandes célébrations, comme ce magnifique rendez-vous qui nous est proposé lors de la messe chrismale.
Dans le sport aussi, les athlètes peuvent ressentir une forme de solitude lors des entraînements quotidiens. Et que dire des athlètes du handisport, qui, parfois, sont bien seuls à croire en eux-mêmes pour s’en sortir ? L’enthousiasme, aussi, existe, bien sûr, dans le sport, ne parle-t-on pas de « grand-messe du sport » ?
Comment ne pas être marqué par les visages lumineux des vainqueurs d’une compétition !
Enfin, à travers tous ces moments de joie ou de détresse, il ne faut pas oublier les entraîneurs, ces hommes de l’ombre. Ces hommes qui sont rarement sur le devant de la scène, mais sans qui les sportifs ne pourraient probablement pas donner le meilleur d’eux-mêmes. Et l’on peut avoir une pensée particulière pour les entraîneurs des pratiquants de l’handisport, ce handisport qui, pendant bien longtemps, n’a pas été reconnu. Heureusement, la situation a changé ! Comme le dit Christophe Jantzen, dans la rubrique « Rencontre » de ce numéro, [Voir]
 
« nous sommes visages d’Église, nous sommes des instruments qui permettent de rendre l’Église proche des gens, y compris de ceux qui se disent plutôt éloignés de l’Église, et qui sont aussi l’Église ».
Oui, avec l’aide de l’Esprit saint et en union avec tous les acteurs pastoraux, nous avons à assumer cette belle mission de partager notre bonheur de croire au Christ ressuscité !
Alors, avec en filigrane notre mission discrète et à « double-face », ensemble suivons ces Jeux, en ayant en tête la devise « Plus vite, plus haut, plus frères ».
 
DA-DIACONAT AUJOURD’HUI, La Revue
ÉDITORIAL DU DERNIER NUMÉRO
 
Alain DEROO, Diacre de la paroisse Nddufief En Flandres
 
 
DA-DIACONAT AUJOURD’HUI, La Revue. ÉDITORIAL DU DERNIER NUMÉRO